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 sometimes these cuts are so much deeper than they seem. (end)

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Nera Stahelin
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MessageSujet: sometimes these cuts are so much deeper than they seem. (end)   Mar 21 Aoû - 20:23


sometimes these cuts are
so much deeper than they seem
feat Gabriel Andreotti & Nera Stahelin.
LYRICS / MAROON FIVE.


Je soupirais désespérée et ce devant mon dressing. Laissez-moi vous dire que c'est quelque chose de très très rare. Un peu comme un vintage Chanel à moins de 3000 euros. Un million de filles tueraient pour avoir ne serais-ce qu'un dixième du contenu de ce que mes doubles portes en verres renfermaient. Balmain, Chanel, Isabel Marant, Gucci, tout y était pour mon plus grand plaisir, moi la petite fille pourrie gâtée et dépensière. Mais ce matin, rien n'allait. Je m'étais réveillée avec ces nausées affreuses, une boule à l'estomac qui m'avait empêché d'avaler quoi que ce soit. Je trouvais ma mine affreuse et j'avais le moral dans les chaussettes. Comme un jour de rentrée d'école. Ouais, c'était presque ça, mon (faux) premier jour à Devotion depuis mon départ, il y a pratiquement deux ans. Je pressais mes doigts sur mon front comme pour faire diminuer la douleur en vain. Je savais très bien ce qui m'angoissait le plus au fond. Rien que de revoir son visage dans ma tête, j'en avais les mains qui tremblaient. Après deux ans, je ne m'en étais pas remise. Et bien que ça me mettait terriblement en colère contre moi-même, je ne pouvais m’empêcher de penser à lui et à quel point il me manquait. J'avais envie de courir et de me jeter dans ses bras, de lui dire à quel point j'étais désolée, que je l'aimais et que je voulais qu'il reste avec moi jusqu'à la fin. Mais les contes de fées ça n'existe pas et je rouvris les yeux, les ayant momentanément fermés pour m'imaginer la scène. Je parcourais le rayon des robes qui était bien évidemment mon favori. Puis là dans un coin, je tombais sur ma robe Mason, un couturier moins connu du grand public, mais très pointu. J'avais commandé cette robe spécialement sur mesure car elle devait épouser à la perfection les formes de mon corps. Mais la raison pour laquelle je la chérissais était que je la portais le soir où je suis tombée amoureuse de Gabriel et où il a par ailleurs pu la dé-zippée dans son bureau. Un endroit où un tas d'autres filles ont du passer pensais-je, me frappant mentalement la tête. Je devais arrêter de croire que tout allait reprendre comme avant et pourtant j'enfilais la robe en espérant qu'il se souvienne en me voyant. Je ne nous comprends pas les filles, à croire qu'on est un peu sado maso sur les bords. On continue d'espérer alors qu'on sait que l'on va souffrir. Mais, je n'y peux rien, je suis encore attachée à lui comme si je m'agrippais à une bouée de sauvetage dans une mer déchainée. Après avoir complétée ma tenue d'une paire de chaussures à talon pour changer, d’accessoires et d'avoir pris une heure dans la salle de bain pour que mes cheveux prennent le mouvement cranté que je voulais, je pu enfin partir me rendre au boulot. C'était bizarre de revoir Rome de si bon matin. Pendant mes deux ans d'absence je ne m'étais pas faite prier pour me lever tard, voir ne pas me lever les jours où je déprimais tellement que lever mes fesses de mon lit était un geste surhumain. Je regardais ma montre, j'étais très en avance avec tout mon cirque pour m'habiller j'avais dû me lever très tôt, mais tant mieux. Je voulais montrer qu'une nouvelle Nera faisait son entrée à Devotion et c'est ce que je fis en entrant dans le building, mais le regard de Jenny la fille de l’accueil me refroidit aussitôt en voyant son regard hautain et méchant avant de tourner la tête pour m'ignorer. Je respirais à fond, voyant défiler devant moi les numéros des étages dans l'ascenseur. Mon cœur battait à mille à l'heure. J'avais la gorge sèche et la salive me manquait pour pouvoir déglutir. Puis enfin au moment où j'allais m'évanouir, les portes s'ouvrirent et je m'échappais de ce maudit ascenseur qui m'avait toujours terrorisée depuis que j'étais restée coincée le jour d'un shooting très important. Alors que je tournais la tête à droite là où était située la salle de réunion (prévue à neuf heures pétantes), je le vis marcher dans ma direction. Nos regards ce croisèrent et j'en perdis aussitôt mes moyens, des frissons me parcourant les jambes. Ma bouche était entre ouverte tellement j'étais choquée de le voir devant moi. J'avais longtemps imaginé ce moment où nous nous retrouverions après tout cela. Et jamais, je ne m'étais attendue à perdre mes moyens à ce point. Il avait ce fichu don de me faire devenir un petit chaton inoffensif alors que moi j'étais une putain de conasse qui faisait chier les gens ! Et j'aimais ça, mais dès qu'il me regardait, je me sentais nue et fragile et je détestais perdre le contrôle comme cela. J'étais en détresse, j'avais envie de courir dans le sens opposé, mais mes pieds refusaient de bouger, j'étais fixée au sol comme de la glu. Et je le voyais s'avancer vers moi. Il était tellement beau et j'aurais voulu qu'il m'embrasse. Mais comme pour me protéger et par un réflexe débile je fermais les yeux et serrais mes poings comme si un pitbull courait pour me bouffer. Parfait, tu as l'air d'une conne maintenant ! C'est exactement comme cela que j'avais imaginé qu'il me voit après tout ce temps. Bravo Nera !
Spoiler:
 


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Gabriel Andreotti

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MessageSujet: Re: sometimes these cuts are so much deeper than they seem. (end)   Mer 22 Aoû - 0:56

Citation :
Bien sure que j'aime tes seins, tes jambes, tes fesses
te faire l'amour le matin, tes aires de diablesse
je ne comprends pas pourquoi tu doutes encore de moi
je ne vois pas pourquoi je dois me justifier tant de fois

image@tumblr / lyrics@leonie, je t'aime x fois
Vous savez, on a tous des musiques qu'on adore, qu'on aime se passer en boucle, qu'on peut écouter des dizaines de fois sans se lasser. Jusqu'au jour où vous faîtes la connerie de la mettre en sonnerie de réveil. Suite à ses quelques jours de repos, son travail devait reprendre. Il avait manqué à l'entreprise rien qu'avec les dizaines d'appels manqués il savait qu'ils sont perdus sans lui. - légèrement ironique - Il avait eu le temps de penser à soi pendant ces quelques jours. Il n'a rien fait de spécial, Agatha, elle n'avait pas prit des jours de repos et tant mieux. Se retrouver seul était parfois mieux pour faire le point sur soi-même et se poser des questions. Son réveil sonna une bonne dizaine de fois avant que ce soit Agatha qui dédaigne à arrêter la sonnerie. « Si tu ne te lèves pas, tu vas te rendormir et finir par te rendormir. » Il laissa échapper un petit grognement. Elle avait raison mais il commençait à rêver de ses grasses matinées de ces derniers jours, il les aimait tellement. Et sans savoir par quel miracle, peut être une poussé d'adrénaline en pensant se retrouver face au tyran si il manquait une journée de plus, il se leva et sauta sous la douche. Elle lui était indispensable. Polo Fred Perry, jean basic, il enfila ses chaussures. « Agatha t'es prête, j'y vais ! » Elle apparut face à lui à la seconde qui suit. Ils entretenaient un bonheur imparfait avec quelques séquelles mais elle arrivait à le faire sourire quand ça n'allait pas. Dans le Hall, il laissa un baiser sur les lèvres de la jeune femme la prévenant qu'il allait devoir déposer des dossiers chez sa patronne et qu'ils se retrouveraient pour le déjeuner. Ils avaient pris l'habitude de manger ensemble le midi, au moins si le soir ils ne se voyaient pas. Il pénétra dans l’ascenseur par la suite et se rendit au bureau de son supérieur. « Voilà vos dossiers, j'ai tout rempli. J'ai tout de même pris la peine d'appeler quelques clients, je ne voulais pas vous mettre en stand-by pendant mon absence. » « Bien, je te remercie. Il y a d'autres dossiers sur ton bureau. » Elle n'avait même pas pris la peine de jeter un oeil au dossier qu'il venait de lui rendre, elle devait surement être trop occupée. Il passa. Il ne s'attendait pas à des compliments, il connaissait son travail et savait ce qu'il vaut. Il ne court pas après ça. Sortant de son bureau, il s'attendait à tout sauf à tomber sur Nera. Il ne se l'admettait pas. Les yeux ébahis, il essaya de reprendre du sérieux et s'avança nerveusement vers elle. Il ne voulait pas montrer un signe de faiblesse. Elle n'avait pas changer, toujours aussi belle. Son regard s'était arrêter sur sa robe. Il ne savait pas si c'était une coïncidence ou non, mais elle l'avait porter lors de leur première fois. Il aimait la voir dedans, elle dessine parfaitement ses formes, mais il aimait encore plus lui enlever. Sa gorge se noua, il commençait à avoir peur que aucun mots ne sorte de sa bouche. Gabriel n'était pas préparer à ça pas maintenant. « Ne-Nera ... Qu'est-ce que tu fais là ? » Il aurait pu faire mieux. Ses mains devenaient moites, anxieux il commença à jouer avec elles et resserra ses poings. « Je ne pensais pas te voir ici ... » Ah ça pour ne pas le penser, pas du tout.
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MessageSujet: Re: sometimes these cuts are so much deeper than they seem. (end)   Mer 22 Aoû - 1:54

|| ►
When you lose something you can't replace
When you love someone, but it goes to waste
Could it be worse?

LYRICS / FIX YOU © COLDPLAY.

Quelques secondes s'écoulèrent, je le sentais se rapprocher encore, mes yeux toujours clos. C'était comme si je ne voulais pas faire face à la réalité. Il m'était désormais étranger et je crois que pendant ces deux ans, je m'étais construit une sorte de rêve où il m'attendait toujours, où tout s'était figé et je n'avais plus qu'à revenir et à lui prendre la main comme avant. Je n'avais pas encore décidé d'abandonner ce rêve, je m'accrochais à lui parce que c'était désormais tout ce que j'avais. Ça me donnait envie de pleurer, mais je me retins. Il me ramena à la réalité par ses quelques paroles. Même pas un bonjour, même pas d'excuse juste un Qu'est-ce que tu fais là ? suivit d'un truc débile du style Je ne pensais pas te voir ici ... blablabla. Mais va te faire foutre ! pensais-je. Je rouvrais mes yeux. Lui lançant un regard noir remplit de haine et de tristesse. « Bonjour à toi aussi Gabe-riel. » repris-je du ton le plus froid que je puisse faire. Lui rappelant qu'un bonjour c'était de rigueur après tout ce qu'il avait fait. Me mordant la lèvre, j'avais failli l’appeler par son surnom. Ma peine, mes sentiments amoureux, c'était tous effacés désormais pour faire face à une immense colère qui bouillonnait en moi. Je lui en voulais tellement, j'avais envie de lui hurler dessus, de le frapper, de me défouler sur lui. Mais je ne lui donnerais pas le plaisir de me voir dans cet état de hors contrôle. Car j'avais le contrôle et ce depuis deux ans, j'étais clean et j'étais une femme forte, encore plus qu'avant. Je me pinçais les lèvres avant de répliquer sans attendre. « Je travaille comme tout le monde qu'est-ce que tu crois ?! Ça fait plaisir de voir que je t'ai manquée. » dis-je d'un ton ironique et acerbe. Nos yeux dans les yeux, je cherchais à voir s'il soutiendrait mon regard car il lui fallait des couilles. C'était maintenant ou jamais. Il allait voir ce que ça fait de se faire abandonner alors qu'on est au plus mal et il allait regretter amèrement son geste. Pendant ce long silence où je remarquais son malaise, j'en profitais pour l'observer du coin de l’œil et remarquer avec exaspération qu'il n'avait pas changé et qu'il était même encore plus beau qu'avant. A croire que vieillir va mieux aux autres qu'à soit. Il avait toujours le même parfum qui à cause de notre proximité me perturbait. God ! J'avais toujours détesté le pouvoir qu'avait l'odeur masculine de Gabriel sur moi. Ce silence me pesait et j'en avais assez qu'il se défile toujours et encore. C'était un grand garçon, nous étions deux adultes et nous devions régler nos comptes. Je mis mes mains sur mes hanches, un très mauvais signe concernant mon interlocuteur. « Alors, pendant ces deux ans... Tu t'es bien éclaté ?! C'est marrant je pensais que tu étais partie dans un pays étranger, non ? Parce que ça doit être la raison pour me laisser sans nouvelle ? T'avais pas le bon forfait ? Ou non, je sais. Peut-être parce que tout simplement tu es un connard avec une petite b*** ! Qu'est-ce que tu en penses Gaby ?! » Et bim je venais de tout lui sortir dans la gueule, mais avec la plus grande classe que j'avais car je ne voulais pas m'énerver. Non, je ne lui donnerais pas ce plaisir et je préférais lui assener des remarques tranchantes teintées d'ironie pour le faire réagir et qu'il me donne des foutu explications que je méritais après trois ans de foutue vie commune ! Je t'aimais, je t'aime encore espèce d’ordure, mais tu m'as fait tellement de mal. Pourquoi ? Pourquoi ? dis-le moi.


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Gabriel Andreotti

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MessageSujet: Re: sometimes these cuts are so much deeper than they seem. (end)   Mer 22 Aoû - 2:22


La revoir lui faisait comme une bouffait d'air frais. Il s'obstinait à se dire qu'il ne s'attendait pas à la revoir et que ce n'était peut être pas le bon timming mais c'était ce qu'il voulait et son regard n'arrivait pas à se décrocher d'elle. Elle avait toujours eu se pouvoir sur lui, le soumettre à elle. Lorsqu'elle était là, il n'y avait qu'elle. Il perdu ses mots, ne sachant quoi dire il lui posa la question la plus débile, ce qu'elle faisait ici. Elle lui rappela vite les paroles de politesse, qu'il avait surement dû oublier vu le ton qu'elle employa. Ça le refroidit de suite. Sa mâchoire se contracta, il venait de prendre un coup de poing en pleine face. Et pourtant, il l'avait mériter. « Je ne savais pas que tu avais repris du service, c'est pour ça. » Etant absent durant ces derniers jours, personnes ne lui avait prévenu de son retour. Pour eux, Gabriel était en couple avec une autre maintenant, Nera n'était plus qu'un amour brisé aux yeux de Gabriel. Il avait envie de lui dire qu'elle avait été la personne qu'il pensait le plus, qu'elle lui manquait, exactement. Il se tût, encore une fois, préférant ne rien dire au lieu de dévoiler ce qu'il a sur le coeur. Ils restèrent dans un long silence pesant face à l'incapacité de Gabriel a parlé. Il y a à peine quelques mois, il s'était dit qu'il devait faire une croix dessus. Ce serait la chose la plus dure à faire mais il devait avancer. Nera revient et bouscule tous ses plans. C'est une grande claque dans la gueule qu'il se prit quand elle décida de briser le silence. Il le fallait, il l'avait laisser sans réponse. Sans savoir pourquoi, il lâcha un petit rire. Ce n'était surement pas ce qu'elle voulait comme réponse. « C'est bien que tu me haïs. C'est plus facile pour moi de me dire que j'ai pas fais une connerie en te laissant seule, même si je le sais que c'est faux. » Il préférait largement qu'elle le déteste en lui crachant à la gueule, qu'elle soit anéantit par ce qu'il lui a fait. « J'ai pensé bien faire en te laissant ce soir là. Je m'en suis énormément voulu par la suite, j'en ai pleuré, j'en suis resté anéantit, j'ai encore des séquelles. Mais t'avais été trop loin ce soir là Nera. » Il essayait de ce dire que c'était de sa faute, mais tout ça devenait trop lourd et quand ça péta il a préféré partir que de chercher des solutions.
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MessageSujet: Re: sometimes these cuts are so much deeper than they seem. (end)   Mer 22 Aoû - 3:15

|| ►
I've lost myself again and I feel unsafe.
Be my friend
Hold me, wrap me up
Unfold me
I am small
I'm needy
Warm me up
And breathe me.

LYRICS / BREATHE ME © SIA.

Gabriel avait toujours eu ce problème et ça m'avait toujours exaspérer. Il était incapable de dévoiler ses sentiments, il était toujours dans ce contrôle, dans cette retenue et ça me mettait hors de moi de voir ses lèvres scellées ainsi. Parfois, j'avais envie de le secouer comme une poupée et de lui faire cracher ce qu'il a sur le cœur. Moi, j'étais celle qui devenait folle qui explosait comme une bombe. Mais lui rien ne venait. Alors lorsque après lui avoir tout balancé dans la figure sa réponse fut un petit rire. J’eus un sanglot de désespoir, que je retins avec ma main plaquée contre ma bouche dans une atroce grimace. Et une petit larme vint se joindre au coin de mon œil gauche, comme le signe que la blessure venait de se rouvrir. Non, je ne te hais pas du moins pas seulement pensais-je en réponse à ses paroles. Tu ne comprends pas que toute cette colère, cette souffrance, c'est parce que je t'aime encore et toujours et que j'ai mal moi aussi. Tu m'as anéantie, mais je ne veux pas te le dire car je ne veux pas te faire du mal et je ne veux pas que tu me saches misérable. J'en suis incapable et pourtant je le voudrais. Je me murais aussi dans le silence, avalant ma salive et retenant mes larmes qui me provoquaient une sensation désagréable dans le thorax car je retenais tout en moi comme un coffre fort. Ma respiration était forte et haletante. Je me reprenais peu à peu, gagnant le combat contre mon émotion. Je n'étais pas venu pour le plaindre, non. « Non tu n'as pas bien fait Gabriel ! Putain, mais à quoi tu pensais en me laissant seule dans ce trou dans lequel je m'enfonçais ?! Et en plus tu veux que je te plaigne. C'est une blague sérieux ? » Je le regardais avec mépris, il ne pouvait tout simplement pas s'excuser. Avec son égo surdimensionné, non c'était impossible pour le grand et fier Gabriel Andreotti. Il n'avait pas changé, c'était triste. Mais est-ce qu'il savait au moins ce que j'avais dû traverser pendant ces deux ans ? A l'hôpital, seule, traversée de toute part par des tuyaux, devenant folle car je n'avais pas ma dose, personne pour parler à par mon père qui ne faisait que de pleurer jour et nuit sur mon lit sans âme. En plus, il me mettait tout sur le dos comme le lâche qu'il était. « Ah c'est bien tout toi ça Gabriel. Ça te soulage de te dire que c'est moi la fautive, n'est-ce pas ? Et bien je vais te laisser penser ça alors, mais je sais que au fond tu sais très bien que tu as merdé en beauté. Et je te signale que de nous deux tu es le plus vieux et tu étais censé me protéger de tout ça. » Et par tout ça, je pointais du doigt, Devotion, la célébrité. C'est vrai, il m'avait vue, mourir à petits feu et jamais il n'était vraiment intervenue, j'étais beaucoup plus jeune que lui et il aurait dû me protéger. Ça me faisait mal au cœur de nous voir ainsi, tous les deux avec notre peine, notre colère. Inconsolable face à notre douleur. Impuissant face à nos sentiments que nous n'arrivions pas à dévoiler. « C'est tellement de gâchis nous deux, on aurait pu... » dis-je en murmurant, ravalant la fin de peur d'en dire trop sur ce que je ressentais toujours.


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MessageSujet: Re: sometimes these cuts are so much deeper than they seem. (end)   Mer 22 Aoû - 4:04


Il ne pouvait pas se défiler, il ne pouvait pas encore une fois disparaître comme il y a deux ans, il y était; face à ses craintes, à ses douleurs, à ses peines. Elle venait de rouvrir une plaie qui n'était pas encore bien cicatrisé voir pas du tout, comment y remédier ? Avouez qu'il a merdé, dire qu'il est désolé ? Non, il a une fierté mais tout serait peut être plus simple. Il avoué merder, mais pourquoi elle, elle ne faisait pas de même ? Ce n'était pas tout de même de sa faute si elle avait finit dans tonneau infernale de la drogue ? Il avait toujours été aux petits soins pour elle, c'était sa princesse, la prunelle de ses yeux comment ne pas s'en occuper ? Et quand il dit la chérir, ce n'était pas que matériellement parlant mais Gabriel peut se montrer très sentimental envers quelqu'un pour qui il éprouve réellement quelque chose. Il avoue avoir un peu de mal à comprendre. La pression montait à accumuler ses reproches, il pouvait s'avérer très calme mais parfois ça montait et ça péter. « OK ! J'ai merdé ! C'est ça que tu veux entendre Nera ? Hein. Que j'ai été un lâche, un gros con. Et qu'un mec qui te mériterait vraiment ne t'aurais jamais laisser dans ce trou ? Bas voilà c'est dit. J'ai été qu'un gros lâche et j'ai pas dû attendre que tu me le dises pour que je m'en aperçoives. Mais sache que moi non plus je ne méritais pas ça ? Tu crois que c'est facile de voir sa bien-aimée sombrer à petit feu ? Non, alors arrête avec tes reproches putain. Y a pas que moi qu'est fautif là-dans. » En temps normal, quand il aurait sentit la pression montée entre eux, il l'aurait couvert de baiser, lui montrant autrement que par les mots qu'il était désolé et qu'il tenait à elle mais là il ne pouvait pas. De part, c'était un coup de couteau dans le coeur qu'elle venait de lui foutre et faire comme si de rien n'était serait réellement passer pour le dernier des cons. D'une autre, il ne pouvait pas reprendre leur relation comme si de rien était. Un grand et périlleux fossé s'était creuser entre eux, il ne faut pas le nier. Sous le coup de la colère et des mots, il n'avait même pas vu les yeux pétillants de la jeune femme. Ça lui flancha le coeur encore plus. Il soupira longuement. Quelques têtes étaient sortis de leurs bureaux pour savoir d'où venait tout le brouhaha mais il s'en occupait guère, si ils avaient des comptes à se rendre autant le faire ici. « C'est vrai, c'est du gâchis. On a tout les deux merdé, tu peux pas prétendre le contraire. » Il baissa son regard pour la première fois passant une main dans sa nuque. « Ils nous arrivent quoi Nera ? »
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MessageSujet: Re: sometimes these cuts are so much deeper than they seem. (end)   Mer 22 Aoû - 5:02

|| ►
We're feeling okay
And quite all right
You wash my tears away
And make me wanna stay
And bonfires lit up the shores.

LYRICS / BONFIRES © BLUE FOUNDATION.

Je l'avais poussé à bout, je voulais le pousser dans ses retranchements. Je m'étais acharnée sur lui comme su un punchingball, non pas pour lui faire mal, mais pour le faire réagir. J'avais besoin qu'il dise quelque chose, qu'il explose. Car il n'avait rien fait deux ans plus tôt, muré dans son silence, dans son mutisme et c'était maintenant où jamais que tout devait exploser et peut importe si on récupérait nos cendres après. Notre situation devait évoluée car c'était malsain de rester dans ce mal-être profond trop longtemps. Et c'est ce qu'il fit. Je le regardais se mettre à hurler. Et en un sens cela me soulageait profondément de le voir être affecté de la sorte, de le voir se libérer de tout ce poids qu'il portait. Pendant tout son discours, la tension monta d'un seul coup et je me retrouvais quelques centimètres plus loin, plaquée contre le mur parce qu'il m'avait un peu surprise et avait avancé vers moi de sorte à m'envoyer ses mots à la figure. Je l'écoutais silencieuse, mais à l'intérieur je bouillonnais, je sentais des tensions électriques dans mon bas ventre et j'avais envie de lui sauter dessus, d'arracher sa chemise, de m'agripper à lui et de le couvrir de baiser. Mais quelque chose m'en retint. Comme si j'avais l'impression que quelque chose ou quelqu'un plus précisément l'en empêchait lui aussi car je savais qu'il m'aurait déjà plaquée contre le mur normalement. J'étais une femme après tout, je ressentais ce genre de choses. Oui nous les filles nous avions un sixième sens d'où notre différence de comportement vis-à-vis des relations. Alors, je me contentais de souffler un « Merci. » dis-je en faisant un sourire timide, mon visage soudain relaxée. ce merci voulait tout dire. Il savait que j'attendais le moment qu'il se lâche enfin une bonne fois pour toutes et je n'irais pas argumenter ma responsabilité ou non car oui je l'étais et j'étais une grande fille aussi qui avait fait des erreurs. « Je sais, j'en suis consciente. Je suis désolée. » C'est simple, mais encore une fois après tout ce qu'on venait de se balancer dans la figure, c'était ce qui me semblait le plus sincère de lui dire. On se regardait tous les deux, la tempête semblait s'être calmée...pour un temps. Je nous connaissais très bien et je redoutais la prochaine vague déferlante. Je soufflais un bon coup, essuyant mes larmes de mes mains. Je réajustais ma robe, recoiffais mes cheveux pour retrouver un visage plus serein et présentable car nous nous trouvions dans les locaux de Devotion et certaines têtes semblaient nous observer intriguées. Mais tant pis, qu'ils aillent au diable. Je le regardais baisser son regard, sa main posée sur sa nuque. Je le sentais perdu et attristé. Ça me faisait mal, je détestais le voir souffrir et ce par ma faute. Après toute ma haine, ma souffrance mise sur le tapis. Ce qui restait indéniablement au fond, c'était mon amour infaillible pour lui. Je l'aimais, je l'aimais tant. Et je ne pu m'empêcher de prendre ses mains et de les serrer. « J'en sais rien. Je suis aussi perdue que toi. Tout ce que je sais, c'est que... » Je me tue un instant, j'avais peur, je déglutis. Je savais que ce que je m’apprêtais à dire allait tout bouleverser et que jamais je ne pourrais ravaler ces paroles, mais je ne pouvais plus le retenir, je devais lui dire. « Tout ce que je sais, c'est que je t'aime encore et pour toujours Gabriel. » Et soudain je l'enlaçais laissant éclater mes larmes de petite fille. Je me laissais aller quelque instant, je n'avais jamais pleuré ainsi, mais je ne pouvais plus rien retenir, les larmes venaient à gros flots et coulaient comme une rivière sur mes joues de poupée.


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MessageSujet: Re: sometimes these cuts are so much deeper than they seem. (end)   Mer 22 Aoû - 15:51


Son coeur devenu plus léger après ses déclarations, lui aussi. Il avait garder ça pour lui, ce qui au fond le bouffait de jours en jours. Ça toujours été son plus grand défaut, garder pour soi. Ne pas arriver à s'ouvrir mais dans les pires moment et ça même à Nera. Mais suite à ce qu'elle lui avait dit, il ne pouvait plus garder ça pour lui. Si il avait décidé de ne rien dire, alors qu'il venait de la revoir après deux ans.Il se serait sentit encore plus mal. Ce n'était pas si mal qu'elle le pousse à bout. Il ne sut rien dire suite à son pardon. Il aurait aimer lui dire, Merci, t'inquiète pas ça ira. Mais rien ne sortit de sa bouche. Il se contenta de fixer le sol pendant plusieurs secondes. Se passant la main dans la nuque signe de nervosité. Et maintenant, qu'est-ce qui allait bien pouvoir se passer ? Ils en sont où ? Il n'en savait rien, il ne savait plus quoi faire maintenant qu'ils avaient mis les points sur les i. Ses paroles qui suivirent fût comme une bombe à l'intérieure de lui, il paniquait sans savoir pourquoi. C'est ce qu'il voulait entendre mais il ne savait pas si c'était la meilleure chose à dire. Il sentit la jeune femme se blottir contre lui. Gabriel mit un temps avant de réaliser la scène et finit par resserrer son étreinte avec la jeune femme. Il laissa une main filer dans ses cheveux lorsqu'il déposer un baiser sur ces derniers. Son coeur battait à la chamade, elle devait surement l'entendre. « Ne pleure pas je t'en prie. » Il a toujours détesté la voir pleurer. La voir pleurer à cause de lui, était encore plus dure. Sa main glissa dans son dos qu'il caressa pour la réconforter. « Je-Nera, c'est plus compliqué que ça. » Il faisait bien sure référence à sa déclaration. Sentant la jeune femme se décoller peu à peu de lui, ne voulant perdre ce contact physique qui lui avait temps manquer, il laissa ses mains glisser jusqu'à les siennes qu'il serra. « Je pense qu'on a des choses à ce dire ... Tu es libre pour le déjeuner ? » Tant pis pour Agatha, elle comprendra. Du moins, si il lui faisait croire qu'il avait un rendez-vous important et qu'il ne pouvait le déplacer. Ils avaient des choses à se dire, ils ne pouvaient pas rester sur des déclarations et reprendre leur petit trin-trin quotidien. En tout cas, pas pour Gabriel.
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Nera Stahelin
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MessageSujet: Re: sometimes these cuts are so much deeper than they seem. (end)   Mer 22 Aoû - 17:41

|| ►
It's only love, it's only pain
It's only fear that runs through my veins
It's all the things you can't explain
That make us human.

LYRICS / HUMAN © CIVIL TWILIGHT.

Je m'accrochais à lui tellement fort car j'avais peur de le perdre encore une fois. Et si c'était la dernière fois que je sentais son corps contre le mien, je devais savourer chaque instant. Je posais ma tête sur son épaule, me laissant bercer comme une enfant. Il avait toujours été plus grand que moi et même avec mes talons. Et j'aimais tant qu'il me prenne dans ses grands bras qui venaient désormais de m'entourer. Je sentais sa bouche au contact de mes cheveux et je fermais les yeux, frissonnant de désir. Je l'aimais tant, je le voulais rien que pour moi et à cet instant je sentais toute ma peine envolée. Un sourire apaisé se formant sur mon visage. Comme si ces deux ans n'avaient jamais existé, au bout du compte c'était toujours lui et moi. Deux âmes sœurs. Je caressais alors ses cheveux avec ma main qui entourait son cou. J'entendais son cœur battre la chamade contre le mien. Je sanglotais toujours, mais ce n'était plus de peine, c'était l'émotion de l'avoir retrouvé. Je l'entendis me murmurer d'arrêter et je savais qu'il n'aimait pas me voir comme ça alors je reniflais et resta dans un silence, calme. J'aurais aimé qu'il me renvoie ma déclaration, qu'il me dise que je suis sa princesse. Mais rien ne vint et je compris tout de suite ce qui se passait lorsqu'il me dit que c'était compliqué. Je rouvrais les yeux et je me détachais de lui peu à peu. Et bien qu'il tentait de me serrer les mains, je les lâchais, m'éloignant de lui et reprenant un écartement corporel normal. Sur mon visage on pouvait lire de la peur comme si je venais de voir un fantôme et je me mordis la lèvre inférieure. J'avais tellement peur de ce qu'il pourrait me dire, qu'il me brise à jamais. Je crois que j'étais sous le choc et aucun mot ne me venaient après ce qu'il venait de me dire. Mon cœur qui avait arrêté de saigner le temps de me blottir contre lui, venait de plus belle de se recevoir un coup. Je me contentais de lui dire « Oui. » d'une voix faible. Puis je regardais ma montre. 8h55. Je devais me rendre à la réunion, j'en fus presque soulagée car je devais me remettre de mes émotions. Je ramassais mon sac que j'avais posé par terre le temps de notre échange et je filais dans la salle de réunion sans un mot. Le laissant planté là devant le mur.
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Pendant la réunion, je n'étais pas attentive. J'avais la tête complètement ailleurs. Je me ressassais chacune de ses paroles qui résonnaient dans ma tête. Il avait été blessé, il m'en voulait, il était fautif, nous l'étions? Où on était ? Je l'aimais. C'était compliqué. Qu'est-ce qui était compliqué ? Moi ? Il ne voulait pas de moi car j'étais trop compliquée, trop folle, trop hystérique, mais c'était lui qui me rendait ainsi. Plusieurs fois, Cesira dû me sortir de mes pensées et lorsqu'elle croisa mon regard, j’eus l'impression qu'elle savait quelque chose et je me tournais pour ne plus la voir. Je répondais brièvement aux questions, pour une fois jouer mon rôle de mannequin et uniquement de mannequin ne me dérangeait pas. Je ne bronchais pas, docile et finalement personne ne remarqua grand-chose, bien qu'ils me trouvaient tous changée. Je sortis de la salle, toujours plongée dans mes pensées, me dirigeant comme un zombie jusqu'à son bureau, laissant mes jambes me guider jusqu'à lui. Puis j'arrivais devant la porte de son bureau entrouverte. Il était là, mais je ne le regardais pas. Je fixais le sol, le regard dans le vide. Je ne disais rien. Je me préparais mentalement car je savais que j'allais avoir mal et que le pansement était loin d'être arraché. Je croisais mes bras comme pour me protéger et j'attendais comme un condamné à mort ma sentence.


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MessageSujet: Re: sometimes these cuts are so much deeper than they seem. (end)   Mer 22 Aoû - 19:33


Il la ressera encore un peu plus contre lui, montrant qu'il était là et que ça lui avait énormément manquer. Oui, il ne lui avait pas dit qu'elle lui avait manqué mais pourtant c'était le cas. Il respira son doux parfum, celui de son shampoing. Elle n'avait pas changé en deux ans. Ne pas lui dire je t'aime en retour fut surement une de ses plus grosses erreurs comme celle de la laisser tomber, car oui il l'aimait. Il l'a toujours aimé, il y a toujours et il aura toujours une place dans le coeur de Gabe. Mais quand tout allait bien, il fallait que quelque chose n'aille pas, qu'il est une complication. Après l'avoir serrer dans ses bras, il aurait tellement voulu l'embrasser encore et encore, pour se faire pardonner, pour rattraper tout ce temps qu'ils avaient pu perdre. Il gâcha ce plaisir en déclarant que tout n'était pas si simple que ça. Ne voulant pas perdre le contact qu'ils avaient, il serra ses mains. Elle les lâcha et s'éloigna encore plus laissant un grand vide. Sa réaction fut exactement laquelle à ce qu'il s'attendait. Elle tourna les talons et le laissa dans le couloir. En suivit un long soupir. Il avait en quelque sorte le coeur apaisé de l'avoir revu et d'avoir pu lui dire ce qu'il avait sur le coeur mais il ne savait pas comment il pouvait lui dire ce qui allait suivre. Hé Nera, si tu veux savoir je me tape ta meilleure amie, enfin ton ancienne meilleure amie. Tu sais celle qui t'a prise en photo le soir de ton overdose, celle qui t'a pourrit la vie. Il paniquait. À peine était elle loin de lui, il prit son portable en main et composa le numéro d'Agatha. « Oui ... Je vais devoir annuler pour le déjeuner, j'ai un rendez-vous de dernière minute ... D'accord, merci ... Moi aussi ... » Il raccrocha et retourna dans son bureau.
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Gabriel avait la tête dans ces dossiers, même si sa conscience était ailleurs. Près de Nera. L'odeur du chinois qu'il avait commandé pour le déjeuner lui narguait les sens. Tellement il était préoccupé qu'il dû lire une bonne dizaine de fois, il n'arrivait à se concentrer. Le claquement des talons contre le sol lui fit lever la tête. Elle était là. Il ne savait pas si il devait lui sourire ? Peut être, peut être pas ? Il se contenta d'un sourire minuscule, assez nerveux. « J'ai commandé chinois, j'espère que ça te va ? » Pour sa part, il adorait ça. C'était bien sa nourriture favorite, en particulier les nouilles. C'est son pêché-mignon. Il se releva et s'adossa contre son bureau, croisant les bras. « Assis-toi, si tu veux. » Par où commencer ? Si il n'y va pas, elle en aura marre qu'il tourne autour du pot.
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MessageSujet: Re: sometimes these cuts are so much deeper than they seem. (end)   Mer 22 Aoû - 20:54

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I won't soothe your pain
I won't ease your strain
You'll be waiting in vain
I got nothing for you to gain.

LYRICS / EYES ON FIRE © BLUE FOUNDATION.

Je lui avais dit que je l'aimais, j'avais fait cet immense pas vers lui. Le genre de chose qui nous demande un courage monstre. Et qu'avais-je eu en retour ? Rien. Une phrase bidon pour vous faire comprendre que nos sentiments ne sont pas partagés ou du moins qu'ils ne peuvent exister maintenant ou jamais. Je n'en revenais pas. J'étais tellement humiliée. Je croyais l'avoir été autrefois avec ma chute, tout le monde qui parlait de mes problèmes, j'étais la paria, mais en fait je crois que sa réponse avait été le clou final. Jamais au grand jamais Nera Stahelin ne pleurait et dévoilait ses sentiments de la sorte. Il m'avait vu sans mon armure. Je l'avais déposée à ses pieds et j'avais rendu les armes, mais lui non. Apparemment quelque chose le retenait. Mais quoi ? Je sortais de ma rêverie, l'entendant soudainement parler. Il avait enfin remarqué ma présence silencieuse dans son bureau. Je détachais mes yeux du sols pour les poser sur lui. Mon regard était redevenu froid comme à mon habitude. Mon visage impassible, ne laissant rien transparaitre. J'attendais tout simplement que quelque chose se passe. « Oui super. Ça fait deux ans que j'en ai pas mangé, ça m'a un peu manqué finalement. Je me souviens que tu m'en faisais tout le temps manger, j'en pouvais plus et tu te souviens la fois où... » Je souris à l'évocation de ces souvenirs, mais je me retins de finir ma phrase ayant soudainement un pincement au cœur. Il était surement préférable de ne pas se remémorer nos souvenirs tout de suite. Après tout on était pas encore dans la phase ex/bon potes ou du moins je ne le voulais pas car ils nous restaient du chemin à faire et je voulais encore y croire. En nous. Je m'exécutais docilement lorsqu'il me demanda de m'asseoir, j'aurais les idées plus clair. Surtout avec mes talons de douze qui me détruisaient le dos. Je m'appuyais contre mon dossier, adoptant la même posture que lui. On se regardait et je sentais à ce moment le chemin qu'on avait parcouru, nous deux adultes face à face et on était étrangement calme. La maturité et la retenue. Mais, c'est pas forcément ce dont on a envie. Avant, il m'aurait fait l'amour là sur son bureau où on l'avait fait la première fois et tout aurait fini bien après. Et d'ailleurs, rien que d'y penser c'était vraiment bizarre de nous voir tous les deux devant ce meuble qui avait tant d'histoires. Mais nous étions grands et ma déclaration ne changeait rien puisqu'il fallait qu'on s'explique parce que c'était compliqué. Et d'un coup, j'avais envie de redevenir une petite fille et de jouer à la barbie comme avant, d'avoir mon Action Man (je détestais Ken le gay) et de faire la famille parfaite. Je rompais quelque peu le silence qui s'était installé, on était fort pour ça surtout lui qui semblait garder beaucoup de choses. « Qu'est-ce qui est compliqué Gabriel ? » lui dis-je d'un ton calme. J'avais vraiment envie de comprendre pourquoi il m'avait repoussé d'une certaine manière. « Je me suis excusée et je sais que tu vas mettre longtemps à me pardonner, que c'est dur tout ce qui nous est arrivé. Mais je ne pense pas que ce soit ça parce que je le vois et que te connais trop. Il s'est passé quoi depuis deux ans ? Est-ce que... » tu es retombé amoureux pensais-je sans finir ma phrase. A cette pensée, les larmes me montèrent aux yeux car je n'avais pensé à cela. Et ce qui me faisait mal, c'est que je n'aimais que lui et lui peut-être que non. Je voulais qu'il me réponde qu'il ne m'aimait que moi. J'attendais la boule au ventre, mais sans perdre mon calme et mon self-contrôle. Je reprenais peu à peu ma carapace et mon attitude habituelle.


Dernière édition par Nera Stahelin le Mar 4 Sep - 0:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: sometimes these cuts are so much deeper than they seem. (end)   Mer 22 Aoû - 21:47


Gabriel entendit Nera arrivait avec le son de ses talons, elle resta silencieuse. Il l'invita à s’asseoir, ce qu'elle fit par la suite. Elle semblait déçu, indifférente. Tout cela pouvait se lire sur son visage. Tout le monde pouvait le lire. C'était dans sa nature, son côté froid, impassible, garce. C'est ça qui l'avait complètement fait craquer. Il n'a pas eu Nera du premier coup. Pas comme toutes ces idiotes qui rêvent de passer une nuit avec elle, alors elle se laisser draguer. Ça en devient même plus drôle. Alors que avec Nera, ce fut beaucoup plus difficile. C'est une femme qui aime se faire désirer. Elle aime quand on lui court après. Malgré ça, il n'a pas perdu patiente. Au départ, ce ne fut qu'une simple fille avec qui il aurait aimer partager son lit durant une nuit, puis ce fut celle qui avait toute son attention . Enfin, Nera décida d'arrêter sa course et se laissa charmer par lui. Leur première fois, sur ce bureau, rien qu'à cette pensée il en laissa un mince sourire, a été magique. Ils étaient dans une alchimie parfaite, depuis aucunes filles ne l'intéressait. « Avoues-le, tu adores mes nouilles. Et ça même si je t'en faisais tous les deux jours. » Dit-il avec toute la simplicité du monde. Il rit. Il avoue avoir énormément abusé de nouilles chinoises lors de ces trois ans avec Nera. Si Nera n'aurait pas été là pour lui acheter d'autres trucs ou encore cuisiner, il se serait nourrit exclusivement de ça. Il adorait. Le silence s'installa à nouveau entre eux, seul son bureau les séparait. Il plongea ses prunelles dans les siennes, regardant attentivement chaque traits de son visage. Elle brisa le silence. Il avait énormément envie de lui répondre qu'il ne lui en voulait pas, qu'il ne lui en avait jamais voulu et qu'elle était pardonner depuis très longtemps mais c'était tellement plus simple de ce taire et de ne rien dire. « J'ai rencontré quelqu'un, fin je la connaissais déjà. Depuis quelques temps on se fréquente ... Et ... » Et c'est Agatha. Son coeur repartit de plus belle. Il n'avait pas envie de la voir pleurer, crier mais lui cacher serait encore pire. « Et c'est Agatha. » Il regarda Nera pour lire chacun de ses traits, de ce qu'elle pouvait transparaître. Il savait que ça la blesserait au plus profond de son coeur. Surtout après ce qu'elle lui avait dit. Il se pinça les lèvres. « Nera, je t'en prie. Dis quelque chose. » Elle était rester dans un silence des plus complets.
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MessageSujet: Re: sometimes these cuts are so much deeper than they seem. (end)   Jeu 23 Aoû - 1:25

|| ►
Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges
Je t'aime trop fort, ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t'aime trop fort
Mon ange, mon ange.

LYRICS / LE TUNNEL D'OR © AaRON.

Je l'observais assise sur ma chaise avec des yeux tendres et amoureux. Le revoir me faisait remonter des souvenirs, notre vie à deux. Nos rituels en rentrant du boulot, il se prenait un bain moussant pendant que je préparais à manger. J'adorais lui faire de bon petits plats. C'était mon seul côté de parfaite femme au foyer. Je me souviens qu'il adorait ma baignoire et bien qu'au début il râlait car il aurait préféré une douche plus fonctionnelle. Il y avait finalement trouvé son compte surtout lorsque je venais le rejoindre avec mon regard malicieux. Je me souviens de nos jeux, on aimait se taquiner. J'adorais lui lancer des défis, que je fasse semblant de me battre avec lui et qu'il prenne le dessus me couvrant de chatouilles et de baiser. Mais, je sais qu'il aimait quand je disais non, quand j'avais pas envie, quand j'étais chiante parce que au moins je m'affirmais et ma grande gueule le faisait toujours rire. Surtout lorsqu'on regardait du sport à la télé et que je hurlais aux joueurs de ce bouger le cul. Lui et moi, c'était tellement facile, on avait cette alchimie évidente. Nos sourires et regards complices au boulot. Je le voyais m'espionner pendant mes shootings et fusiller du regard tous les mecs présents dans la salle pour imposer sa présence de petit copain. Il était plus que ça, il était mon âme sœur. Je l'avais même présenté à mon père, ce que je n’avais jamais fait avec aucun de mes autres petits copains précédents. Bonhomme l'adorait et pour moi c'était le signe que j'avais trouvé le bon papa pour mon petit chat adoré. Le matin je me réveillais toujours avant le réveil pour pouvoir l'observer dormir. Je trouvais son visage tellement beau et j'avais pas envie de passer pour une psychopathe alors je me prenais toujours ses cinq minutes pour l'observer avec mes yeux de petites filles ébahie. Je caressais ses cheveux et j'écoutais sa lente respiration me bercer. Je déteste être seule dans un grand lit maintenant et je dors du côté où il avait l'habitude de dormir. J'adorais ses tatouages, ça lui donnait un air de bad boy qui m'avait tout de suite fait craquer bien que j'ai jouée la fille inatteignable. Ce que je jouais encore parfois car j'aimais le faire languir. J'aimais tout chez lui, ses cheveux, ses yeux d'un vert si singulier, son imposante carrure, ses vêtements, son parfum, sa façon de me sourire et puis ses regards que je comprenais tout de suite. Ses sms osés en réunions qui me faisaient pouffer de rire comme une gamine. J'étais chiante, je voulais toujours avoir raison, j'avais peint notre chambre dans une couleur trop fille à son goût, je lui piquais ses frites sans le lui demander, j'oubliais de l'appeler si je rentrais tard et il me hurlait dessus une fois que je rentrais avant de m'enlacer parce qu'il avait eu peur. J'avais des défauts c'est vrai, mais notre amour résistait. Il avait fallu que je prenne cette foutu merde, que je traine avec certaines personnes, que je me perdre. Pourquoi. Je le regrettais tant. J'eus le souffle coupé lorsqu'il m'apprit qu'il avait rencontré quelqu'un. Je restais là silencieuse et pourtant j'aurais eu envie de pleurer, de hurler, de crier. Je le savais, je l'avais sentie. Je le voyais dans ses yeux, je le voyais qu'une autre personne était là. A l'intérieur de moi tout s'effondrait, j'avais tellement mal mon dieu. Je le voulais rien que pour moi. On me l'arrachait. Non ! Pitié, je ne suis rien sans lui ! Ne me l'enlever pas. Je l'aime, je l'aime, je l'aime. Je pourrais le dire cent fois, milles fois, un million de fois, me mettre à genoux pour qu'il soit mien. Mais non, il avait rencontré...Agatha. Ma bouche s'ouvrait sous le choc de l'annonce. Mes yeux écarquillés comme si j'avais vu la mort en face. Mon cerveau était déconnecté de mon corps. Mes ongles s'enfonçaient dans le cuir du fauteuil, je me retenais de vomir, j'avais la nausée rien que de penser qu'il avait pu me faire ça. S'il y avait une chose qu'il aurait pu faire pour me détruire et me faire autant mal voir plus que je ne lui avais fait, c'était de sortir avec elle. Je n'arrivais même pas à prononcer ses mots, à concevoir l'idée qu'ils aient pu, c'était tellement horrible. J'avais l'impression qu'on me plongeait la tête dans la cuvette des toilettes et que je me débattais en vain. Je suffoquais. Je respirais fort, haletante, toujours crispée sur mon siège, la tête baissée. Mon visage était devenu blanc avec un teint verdâtre, le seul signe de ma grande souffrance. J'étais piégée dans un masque de verre et mes sentiments ne pouvaient pas s'échapper pris au piège dans mon corps qui les maintenait à l'intérieur ce qui me provoquait d’atroces douleurs. Je restais de longues minutes dans cette douleur silencieuse et je le voyais se pencher vers moi inquiet. Alors je levais ma main et je le giflais de toute mes forces, hurlant en même temps de rage. « Comment a tu pu me faire ça ?! » dis-je dans un cri de douleur avant de reprendre mon silence et de mettre mes mains sur mon visage, ne voulant pas y croire. Aucune larmes ne me venaient et bien qu'on pu le croire avec la position adoptée. J'avais tellement mal, j'étais comme anesthésiée par la douleur et mon corps était vide, dépecer de tout ce qu'il contenait. Plus de cœur, plus de cerveau, plus d'eau pour former des larmes. Je le sentais avancer sa main pour me réconforter. Et je relevais la tête, les yeux remplis de haines. « Ne me touche pas ! » Puis je me repliais sur moi-même mes bras enroulés autour de moi fixant le sol. Je voulais rien lui montrer et je restais dans ce froid, silencieuse comme une statue.
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MessageSujet: Re: sometimes these cuts are so much deeper than they seem. (end)   Jeu 23 Aoû - 2:25


C'est souvent quand tu veux faire les choses bien que tu les gâches. On a tous une fierté, parfois elle te pousse à penser à toi avant les autres. Et ça même si c'est une personne importante voir, très importante. Il s'installe sur son fauteuil, silencieux. La tornade ne passe jamais sans tout dévaster, on avait passer la tornade désormais il fallait ramasser les pots cassés. Il s'en voulait d'avoir voulu tout lui dire, à peine s'étaient-ils retrouvés. Il s'en voulait d'avoir accepter quelques instants de bonheur et de réconfort dans ses bras et peut être laisser transparaître que tout aller pouvoir redevenir comme avant. Il s'était autoriser quelques minutes de bonheur, elle lui avait déposer un peu de baume au cœur, alors qu'il fut égoïste, il n'aurait pas du lui faire ça et lui dire qu'il avait quelqu'un d'autre. Le silence fut long et très pesant. Le prénom d'Agatha résonna comme une bombe. Elle aurait aimé tous les autres prénoms du monde mais pas celui-ci, il le savait. Mais plus il aurait attendu, plus le mensonge aurait été gros et plus elle lui en aurait voulu. À quoi bon, c'était peine perdu, elle lui en voulait déjà. Comme il avait l'habitude de faire lorsqu'elle n'allait pas bien, la toucher, la réconforter. C'est une grande gifle dans la gueule qu'il se prit en retour. Il ne lui en voulait pas le moindre du monde. Lui-même ne comprenait réellement ce qui l'avait pousser dans les bras d'Agatha. Elle fut énormément présente auprès de Gabriel après la descente aux enfers de Nera. Elle lui remontait le moral, le faisait rire. Puis, il retrouvait énormément de chose de Nera chez elle. Elle n'avait pas un aussi fort caractère et bien trempé mais elle savait se montrer persuasive et déterminée. C'est aussi sûrement pour ça, qu'elle et Nera s'entendaient si bien. Il se laissa faire. Il n'avait plus d'espoir de retrouver sa Nera d'avant. Celle qui le faisait rire pour un rien, celle qu'il adorait voir crier parce qu'il trouvait ça carrément sexy, celle qui restait pendant de longues heures dans la salle de bain alors qu'elle savait très bien qu'il avait un rendez-vous important dans l'heure suivante. Ils avaient partager tellement de belles choses, de merveilleux souvenirs. La voir tomber dans ce trou, fréquenter des personnes qui n'arrivaient même pas à sa cheville alors qu'elle se préoccupait énormément de ses fréquentations. Ça l'avait anéantit. Pendant une longue période après l'incident, Gabe n'avait plus aucun goût au travail, son travail se faisait minable et Ô combien de fois, il avait faillit se faire mettre à la porte. Il s'accroupit à côté d'elle. Il avait la gorge nouée, il avait les yeux qui lui piquaient. Sa tête tomba en avant suivit d'un soupire. Il ressaya le contact à nouveau mais sa réponse fut tout le contraire. « Je suis désolé Nera. Tu mérites pas ça. Tu ne me mérites pas. » Même lui, ne mériter pas de l'avoir comme femme. Elle s'était montrer bien trop tendre et lui dire je t'aime après ce qu'il lui avait fait. Il y avait tant d'hommes sur terre, tant d'hommes qui lui ont fait la court, certains ont peut-être même réussis à avoir une petite place dans son cœur. Et la seule personne qu'elle choisit fut Gabe. Celui qui l'a laissa tomber alors qu'elle était au plus mal et qu'elle ne demandait que de l'aide, celui qui sort avec son ancienne meilleure amie. Non, elle ne méritait pas ça. « Je ne sais pas quoi te dire, j'aurai tellement aimé que ça se passe autrement. Qu'il n'y est eu jamais cet incident d'il y a deux ans, que je ne te laissa jamais tomber. J'ai fais le con, désolé. » Il se releva lentement. Il ne savait plus quoi dire d'autre. Les larmes lui montaient au coin de ses yeux, ne voulant montrer aucuns signes de faiblesses, il lui fit dos et s'approcha de la baie vitrée. Son regard plongea dans le vide. Un reniflement se perdit et se laissa entendre, il essuya une ou deux larmes qui avaient coulés le long de sa joue. Il commençait à se rendre compte de ce qu'il avait perdu.
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MessageSujet: Re: sometimes these cuts are so much deeper than they seem. (end)   Jeu 23 Aoû - 4:26

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Je lui aurais pardonné. Ça m'aurait fait mal bien sûr. Mais après deux ans, c'est vrai, je ne pouvais pas espérer à ce qu'il m'attende. Pourtant j'avais eu l'espoir, j'y avais cru au plus profond de mon cœur. Le sexe, ça n'a rien à voir là-dedans. Bien sûr que je m'étais dit qu'il y aurait d'autres filles dans son lit. Deux ans, c'est long. J'en frissonnais de jalousie rien qu'à l'idée qu'il touche d'autres filles, les nuits seule dans ma chambre. Mais je ne m'attendais pas à ce qu'il tombe amoureux. Il ne me l'avait pas dit, mais je le connaissais et il ne se mettait pas en couple sur un coup de tête. Mais ça aussi je lui aurais pardonné avec le temps, avec notre amour. Je savais qu'on était fort et que l'on pouvait surmonter toutes les épreuves de la vie. Je lui aurais tout pardonné si seulement ça n'avait pas été elle. Agatha. Rien que de penser à son prénom, ça me rendait malade. Finalement j'avais peut-être ce que je méritais. Je le savais depuis le début qu'elle avait eu un coup de cœur pour lui. J'avais tout fait pour rester loin de Gabriel, je voulais tant qu'elle arrive à le faire succomber. Mais il me courrait après, je voyais dans ses yeux que j'étais la seule. J'ai résisté, mais c'était plus fort que moi. Je suis tombée amoureuse. Gabriel et moi, c'était une évidence, mais elle ne me l'a jamais pardonné. Et maintenant, tout me retombe dessus. Je suis punie d'avoir aimé de tout mon être la personne qu'elle désirait le plus. Tout cela est tellement triste. Une amitié brisée. Une histoire d'amour en miettes. Agatha, je pouvais le concevoir, mais Gabe comment avait-il pu me faire ça ? Il aurait pu trouver n'importe quelle autre personne. Il le connaissait quand même le passé que nous avions tous les trois et pourtant il a foncé tête baissé. C'était un grand garçon et désormais, nous payons tous les deux les conséquences de son acte. Blessés au plus profonds de nous même. Nous étions là, tous les deux dans ce bureau, malheureux comme des chiens. Tellement stupide, cliché, je détestais me sentir de la sorte. Il s’accroupit, s'excusa par un tas de paroles sincères que j'écoutais toujours recroquevillée sur moi-même. Je n'allais pas le contredire, ni lui dire que c'était vrai. J'avais trop mal pour dire quoi que ce soit. Je voulais qu'il me laisse tranquille et c'est ce qu'il fit. Je l'entendais pleurer devant la baie vitrée. Je crois que c'était la première fois que je le voyais pleurer. J'en fus déstabilisée et je le fixais un instant, détaillant son dos de mes yeux. Les larmes ne venaient toujours pas sous le poids du choc. Et je me redressais difficilement à l'aide de mes mains de mon siège, me mettant debout. « Oh arrêtes avec tes excuses à deux balles ! Bien sûr que tu ne me mérites pas. Tu n'es même pas venue une seule fois. Une seule fois me voir. Le pire c'est que j'aurais pu te pardonner, tu sais. Mais Agatha, c'est...c'est trop. » dis-je d'une voie brisée tandis qu'il était toujours dos à moi. Je préférais partir dignement et mettre fin à ma souffrance qui n'était plus supportable. Il fallait que j'éclate en sanglot, mais loin de lui. Je ne voulais pas qu'il me voit ainsi. Il m'avait fait passer pour la pire des connes. Tout le monde à Devotion devait être au courant du soit disant couple parfait. Et moi j'arrivais la bouche en cœur, je lui hurlais dessus, je lui avouais mes sentiments. Tout ça pour avoir encore plus mal qu'avant et me retrouver toujours seule avec ma peine. C'en était trop. « Je ne veux plus jamais que tu me parles Gabriel. Ni toi, ni l'autre pouffiasse. Et même au boulot. Je sais pas. Tu t'arranges, tu prends un con d'assistant. Et tu sais quoi. Tu as même très bien fait de me laisser tomber car tu m'as empêchée de rester avec un blaireau comme toi. Tu as trouvé la personne parfaite pour toi. Vous vous valez bien. Alors je te remercie pour cela Gabriel/Blaireau/Andreotti. Ne t'inquiète pas tu ne vas pas me manquer. Merci pour les nouilles. Chao. » dis-je avec le ton le plus indifférent et froid que je puisse prendre. Désormais, il aurait face à lui un mur froid sans pitié qui le massacrerait si besoin. Ces épreuves auront eu comme bénéfice de me rendre encore plus froide et forte que je ne l'étais avant. Je m'étais ouverte à une seule personne dans ma vie et elle m'avait fait mal comme jamais je ne l'aurais imaginé. Je ne laisserais plus rien ni qui que ce soit m'atteindre et surtout pas lui. Ils étaient tous les deux morts à mes yeux. Je partis sans me faire prier, le laissant là comme un pauvre con avec mes mots tranchants et acerbes. Je tournais des talons en prenant au passage ma boite de nouilles et marchais rapidement dans le couloir. Le bruit de mes talons résonnant dans tout l'étage. Je ne m’effondrais en sanglot qu'une fois arrivée chez moi, ayant fièrement tenu toute la journée dans un froid émotionnel le plus total.

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